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TOP 20 AUTO DU 20ÈME SIÈCLE (3/4)

Le TOP 20/20/20 : sélectionner 20 voitures du 20ème siècle que l’on peut acquérir aujourd’hui pour 20 K€ maximum. Pour rendre ce TOP 20 plus digeste, il est découpé en 4 articles. Les critères de sélection sont décrits dans le premier article, avec les 5 premiers modèles par ordre alphabétique. Le 2ème article présentait à nouveau 5 modèles. En voici 5 de plus !

Mini Copper

Mini Cooper

MINI (1959 – 2000)

Conçue par le génial ingénieur Grec Alec Issigonis, la Mini était née pour devenir une icône : design fabuleusement intemporel, personnalité unique, architecture et technique innovantes, comportement routier jouissif… Initialement Morris Mini Minor et Austin Seven, sorties simultanément, elle a été vendue sous plusieurs marques : Austin, Morris, Wolseley, Riley et Rover. Les plus récentes et simples d’utilisation sont les Mini produites sous la bannière Rover dans les années 90, avec leur moteur injection de 1275 cm3 (63ch). Comptez environ 8.000€ pour une Cooper. Mais pour les passionnés, une « vraie » Mini Cooper des années 60 et 70 avec ses jantes de 10 pouces aura toujours plus de charme et d’attrait. C’est aujourd’hui une voiture de collection dont la cote grimpe en flèche : autour de 15.000€, voire 25.000€ pour une Cooper S ! Cela dit, une Mini des années 80 à moins de 6.000€ vous apportera déjà beaucoup de plaisir. L’ancien propriétaire d’un modèle 83’ rouge vif vous en parle en connaissance de cause : conduire le plus beau kart du monde en ville ou sur les petites routes de campagne, c’est un vrai bonheur !

Clubs Mini en France : http://www.mini-austin.fr/club-mini-en-france

MGB GT

MGB GT

MGB GT (1965 – 1980)

Cabriolet le plus vendu au monde (près de 400.000 exemplaires) avant d’être détrôné par la Mazda MX-5 (également dans ce TOP 20), la MGB est l’une des voitures de collection les plus populaires. J’adore les « breaks de chasse » et j’ai donc un faible pour la version coupé, prénommée MGB GT, qui a elle aussi connu son « petit succès » avec plus de 130.000 ventes. Lancé fin 1965, soit trois bonnes années après le roadster, c’est un coupé 2+2. Entendez par là que vous pourrez embarquer avec vous des enfants de petite taille. Qui ne vous remercieront pas forcément si la balade se prolonge, la minuscule banquette rabattable étant parfaitement verticale ! Au moins le coffre est spacieux et pratique, avec son hayon. Surtout, le coup de crayon signé Pininfarina est superbe et très British. Autant la ligne du roadster est élégante et équilibrée, autant celle du coupé est racée. Elle semble s’étirer, le capot tout en longueur « repoussant » le conducteur au-delà du milieu de l’auto. Et pourtant, avec ses 3,89m elle est plus courte qu’une Clio ! Autre époque, autres proportions, la MGB GT fête son cinquantenaire cette année et il faudra être souple pour s’installer derrière son grand volant vertical. Une fois fait, on est à l’étroit mais confortablement installé, jambes allongées. Profitons du bon vieux 1.8 de 94ch, un peu nonchalant mais volontaire. La MGB GT est une propulsion qui a du caractère mais elle n’est pas caractérielle. Si elle n’aime pas être brusquée, elle procure un vrai plaisir en conduite rapide et coulée. Un plaisir qui reste abordable, même si la cote monte régulièrement : environ 15.000€. Les « pare-chocs USA » à partir de 1975 sont moins appréciés, on les trouvera à partir de 10.000€ pour un modèle en bon état. Quant aux rares et performantes versions V8 (137ch), elles n’existent qu’en conduite à droite et dépassent les 20.000€, à condition d’en trouver une…

MG Club de France : http://www.mgclubdefrance.com

Peugeot 205 GTI 1.9

Peugeot 205 GTI 1.9

PEUGEOT 205 GTI (1984 – 1993)

J’aurais aimé vous parler du superbe coupé 504 mais la 205 est la voiture qui a sauvé Peugeot, alors engluée dans le rachat de Chrysler Europe, le (re)lancement avorté de Talbot, la digestion de Citroën… Elle tient donc une place emblématique dans l’histoire du constructeur, d’autant qu’elle symbolise l’évolution réussie du positionnement de la marque. Après des années pendant lesquelles Peugeot était avant tout une marque traditionnelle et sérieuse, voire rigoureuse, la 205 prouve que le lion peut sortir ses griffes et être fun ! Lancée début 1983, la 205 plait d’emblée grâce à son design moderne et dynamique signé Pininfarina (partenaire de longue date), ses motorisations alertes et une tenue de route très saine. Mais c’est le lancement de la GTI un an après qui va vraiment enfoncer le clou, bien aidée par les succès de la mythique 205 Turbo 16 en championnat du monde des rallyes. Extensions d’ailes, liseré rouge, superbes jantes alliage… la GTI propose un look sportif et des performances de premier ordre avec son 1.6 de 105ch (115ch à partir de 1986), puis un 1.9 de 130ch fin 1986. Pas mal pour une petite voiture de moins de 900kg, d’autant que la tenue de route de la GTI est précise et son train arrière « joueur » au lever de pied.

Sa cote monte, 5.000€ pour un modèle un peu fatigué et jusqu’à 15.000€ pour une auto exceptionnelle. Oui, c’est désormais le prix pour les rares petites lionnes aux griffes parfaitement acérées !

205 GTI Club de France : http://www.club205gti.fr/site/

Porsche 928

Porsche 928

PORSCHE 928 (1977 – 1995)

La cote des voitures de sport de collection explose depuis quelques années, surtout chez les constructeurs les plus réputés. Porsche ne fait pas exception à la règle, mais l’attention des spéculateurs (euh pardon, des collectionneurs) se porte principalement sur les 356, les 911 et quelques modèles rares. Des autos intéressantes se trouvent donc (provisoirement) à l’abri du délire : deux modèles récents encore dans la rubrique occasion (Boxster et 911 Type 996) mais aussi des modèles plus anciens qui n’ont jamais été considéré comme des « vraies » Porsche par les porschistes purs et durs tendance canal historique : 914, 924/944/968 et 928. Dans les années 70, Porsche songe à remplacer la 911 à l’architecture dépassée (!) avec deux modèles : par le bas avec la 924 lancée en 1975, et par le haut avec la 928 en 1977. Elue voiture européenne de l’année 1978, la Porsche 928 est tout simplement la meilleure GT du monde à l’époque : design d’ovni avant-gardiste signé Anatole Lapine (permettant au passage une excellente visibilité), ergonomie parfaite, confort royal, coffre accessible avec hayon, tenue de route irréprochable… Le seul reproche que l’on puisse lui faire au lancement est le relatif manque de puissance du nouveau V8 4.5 tout alu (240ch), compte-tenu du poids de la bête (1.5t), surtout lorqu’elle est associée à la boite automatique à 3 rapports disponible en option. Il faut dire que la 928 a aussi été pensée pour le marché américain. Les performances sont toutefois très honorables, avec 230 km/h et moins de 7 secondes pour le 0 à 100. Stuttgart corrige le tir en 1979 avec la 928 S (4.7 et 300ch). Dans la tradition Porsche, l’auto ne cessera de se bonifier tout au long de sa carrière, avec notamment un restylage en 1986, pour finir avec la 928 GTS de 350ch. Combien ? J’ai un petit faible pour le design de la première génération (de 10.000€ pour une 928 à 14.000€ pour une 928 S). Les versions restylées se négocient autour de 16.000€ pour une S4 (320ch) et 25.000€ pour les GT et GTS. Quelle que soit la version, la 928 est une vraie Porsche à collectionner avant que les prix n’explosent !

Porsche Club 928 France : http://www.clubporsche928.fr

Rover SD1

Rover SD1

ROVER SD1 (1976 – 1986)

Autant vous le dire tout de suite, c’est une madeleine de Proust que je vous présente ici. La voiture de mon père, avec laquelle j’allais faire des balades en cachette dans la campagne lorsque j’avais 16/17 ans. Oui c’est interdit et c’est très mal. Mais 30 ans après, il y a prescription, non ?! Après deux ans, papa revendit sa Rover 2600 pour acheter une Audi 200 Turbo Quattro (j’en parle dans mon premier article consacré à ce TOP 20). Très différente. Une brusque envie de technologie et de fiabilité, sans doute… Mais revenons à cette Rover lancée en 1976 avec un V8 de 3.5 (d’où son petit nom Rover 3500), et hop, élue voiture européenne de l’année 1977. Pourquoi ? Certainement pas pour son niveau technologique : un essieu arrière rigide accouplé à un vieux V8 certes agréable et coupleux (157ch), mais gros buveur, trahissant ses origines américaines des années 50 (Buick). C’est que cette voiture n’avait pas beaucoup de moyens financiers, empétrée qu’elle était dans la crise de l’industrie automobile britannique… Bon, on ne va pas refaire l’histoire des rachats de marques, changements de propriétaires, interventions de l’état etc., nous en aurions pour la journée ! Et puis, l’industrie automobile a toujours été un peu en crise en Angleterre, ce qui ne l’a pas empêchée de concevoir des autos fabuleuses. Bref, cette Rover n’est pas une bête de technologie, c’est un fait. Pas une championne de la fiabilité non plus, comme toutes ses contemporaines British. Les journalistes et le public ont surtout craqué pour son design fort, inspiré par la Ferrari Daytona et signé par le talentueux David Bache. L’ambiance intérieure n’est pas en reste, classe, sobre et chaleureuse, mais sans aucune touche de bois : shocking ! Je me souviens des beaux sièges en velours marron, si confortables… Bref, après le glouton V8, Rover démocratise très vite la SD1 avec le 6 cylindres de 2.6 et 138ch (Rover 2600) et la 2300 (2.3 de 125ch). En 1982, la SD1 est restylée (retour du bois !) et proposée en entrée de gamme avec un 4 cylindres essence 2.0 (Rover 2000, un veau de 90ch), sans parler du Diesel. Alors, combien ? Les Rover SD1 ne valent presque rien, mais les rares modèles en état correct peuvent s’échanger entre 2.000 et 3.000€. L’exclusive Rover 3500 Vitesse de 193ch (commercialisée de 1982 à 1986) vaut bien 6.000€, reste à en trouver une… Ce sera le plaisir de rouler dans la dernière Rover 100% British, une belle voiture originale que l’on ne croise pas à chaque coin de rue !

British Classic Cars & Rover Club : http://www.rover-club-fr.net

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