Citroën Méhari

TOP 20 AUTO DU 20ÈME SIÈCLE (1/4)

Il n’y a pas de sélection plus subjective ! Quelques règles toutefois, dans un esprit « collectionneur non fortuné » : des voitures conçues il y a plus de 20 ans, que l’on peut acquérir en France avec moins de 20.000€ et que l’on peut utiliser au quotidien (ou presque). Ce qui met hors sujet nos belles ancêtres et nos chères voitures de collection… Autre contrainte auto-imposée : une seule voiture par marque.

QUELQUES EXPLICATIONS

Pourquoi une seule voiture par marque ? Si je ne m’étais pas imposé cette contrainte, certaines marques auraient été sur-représentées et j’aurais couvert un spectre moins large de marques. Ou alors, on partait sur un TOP 50 et cela devenait encyclopédique et un peu lourd à digérer, pour vous comme pour moi ! Il me reste en tout cas la frustration d’avoir eu à choisir un seul modèle pour certaines marques qui ont pourtant lancé plusieurs modèles emblématiques… Mais choisir c’est renoncer !

Quelle période ? L’idée de pouvoir utiliser ces voitures « au quotidien » élimine les modèles conçus avant les années 50. A l’autre bout du 20ème siècle, les voitures conçues dans les années 90 (et pour la plupart encore vendues neuves dans les années 2000) me semblent trop proches de nous, trop modernes et donc de nature à déséquilibrer la sélection. On se concentre donc sur les autos conçues des années 50 aux années 80.

Quel classement ? Citadines, berlines, coupés, cabriolets, roadsters, breaks ou SUVs des années 50 aux années 80, ces voitures sont si différentes qu’il est impossible de les classer. Je ne vais pas décréter qu’une Citroën Méhari est devant ou derrière une Alfa Roméo Giulia GT, cela n’aurait pas de sens.

Quel cote ? Bien sûr donnée à titre indicatif, c’est un mix des cotes de LVA et de ce que j’ai pu constater sur les sites de vente, pour des modèles en bon état de marche mais « dans leur jus ». Les véhicules en « état collection » peuvent être deux fois plus chers, voire trois ou quatre fois plus chers pour les modèles cotés à moins de 10.000€…

Bref, voici mon garage « pas cher » du 20ème siècle, un TOP 20 que je vous présente 5 par 5. Aujourd’hui les 5 premières par ordre alphabétique.

 

Alfa Romeo Giulia GT

Alfa Romeo Giulia GT

ALFA ROMEO GIULIA GT (1963 – 1977)

La Giulia GT est un succès dès son lancement. Son dessin équilibré, à la fois élégant et sportif, est l’œuvre de Giorgetto Giugiaro, alors jeune designer à la Carrozzeria Bertone. Compact (4,08m) et relativement léger (950kg), ce coupé dérivé de la berline Giulia est d’abord proposé en Sprint GT (1,6 de 103ch) et Sprint GT Veloce (1,6 de 115ch), mais aussi dans une version plus dépouillée et abordable, la Giulia GT Junior 1300 (89ch), complétée en 1972 par la Junior 1600 (109ch). De 1968 à 1972, la version haut de gamme est la 1750 Coupé GT Veloce (118ch), puis la 2000 de 1972 à 1977 (130ch). Les Junior cotent autour de 15.000€, les autres autour de 20.000€. Quelle que soit la version, le plaisir de conduire est au rendez-vous avec des moteurs pétillants dont la puissance est relayée par une boîte à cinq rapports précise et rapide. Le comportement routier est sain et le freinage efficace grâce aux quatre disques. La Giulia GT, c’est aussi une ambiance spéciale, avec une position de conduite allongée, de beaux sièges enveloppants, un design intérieur sportif et soigné… Et puis quelle ligne !

Alfa Classic Club de France : http://www.alfaclassicclub.fr

 

Audi 200 Turbo Quattro

Audi 200 Turbo Quattro

AUDI 200 TURBO QUATTRO (1983 – 1991)

Volkswagen ressuscite Audi en 1964 et décide de faire monter en gamme la marque pour concurrencer BMW et Mercedes. Pour réussir, il faut un élément différenciateur, une USP (Unique Selling Proposition) comme disent les marketeurs : ce sera l’innovation, qui deviendra le fameux « Vorsprung durch technik » (Le progrès par la technique). Sous l’impulsion de Ferdinand Piëch (petit-fils de Ferdinand Porsche), Audi développe des technologies de pointe qui se concrétisent en 1980 par le lancement du coupé Quattro : motorisation 5 cylindres turbo et transmission intégrale. La Quattro est trop chère aujourd’hui (au moins 25.000€) pour intégrer ce TOP 20, mais il existe une alternative intéressante : l’Audi 200 Turbo Quattro. Elle cote autour de 4.000€. La difficulté est d’en trouver une en bon état… Cette berline dérivée de l’Audi 100 (et déclinée en break « Avant ») dispose des mêmes innovations technologiques que le Coupé Quattro, avec en plus un gros travail sur l’aérodynamie (Cx record de 0,30) et sur le design intérieur, inspiré par Porsche. Avec 185 ch puis 200ch (220ch pour la 20v), elle est très performante (235 km/h, « effet turbo » à partir de 3.500tr/mn) et sa tenue de route est incroyable. Il faut se souvenir qu’à l’époque les BMW Série 5 et Mercedes Classe E étaient des propulsions promptes à survirer et incapables de suivre l’Audi sur route glissante. La 200 Quattro est donc la berline qui a crédibilisé Audi dans le haut de gamme. Bon, elle est aussi la voiture sur laquelle j’ai peaufiné mon apprentissage de la conduite rapide (après des débuts sur Rover 2600), merci papa !

Audi Heritage : http://www.audiheritage.be/site/

 

BMW Série 3 E21

BMW Série 3 E21

BMW SÉRIE 3 E21 (1975 – 1983)

C’est la première série 3, lancée en 1975. Sa ligne pure et dynamique est l’œuvre du designer français Paul Bracq, qui avait auparavant travaillé chez Mercedes où il avait notamment dessiné l’extraordinaire SL « Pagode ». Il est aussi l’auteur des premières Séries 5 (E12) et 7 (E23) avant de partir chez Peugeot. Le design intérieur et l’ergonomie du poste de conduite sont exceptionnels. Ajoutons à cela une qualité irréprochable et des motorisations performantes : elle devient la référence des berlines compactes. Après les 4 cylindres 316 (90ch), 318 (98ch) et 320 (109ch), deux 6 cylindres à la musicalité unique sont introduits à partir de 1977 : 320 (122ch) et 323i (143ch). Comptez 3.000€ pour une 316 ou une 318, 4.000€ pour une 320 et 6.000€ pour une 323i. Et c’est en train de grimper… Mais je me souviens encore de la joie ressentie lorsque le père d’un copain de classe venait nous chercher à l’école avec sa 323i qu’il n’hésitait pas à faire chanter !

Club BMW Série 3 : http://www.bmw-e21e30.fr/index.htm

BMW Club de France : http://www.bmwclubdefrance.org

 

Citroën Méhari

Citroën Méhari

CITROËN MÉHARI (1968 – 1987)

Géniale et inclassable, ce dromadaire (Mehari en Arabe) est un pick-up (version 2 places) ou une voiture de loisirs (4 places avec banquette rabattable). Son lancement le 11 mai 1968 passe un peu inaperçu au milieu des « événements », mais elle connaît une belle longévité et un volume de vente respectable pour un véhicule de niche, avec 145.000 exemplaires en 19 ans de carrière. Toujours recherchée, surtout en bord de mer et en campagne « chic », la Méhari cote autour de 10.000€. Car elle est pratique, drôle et originale avec sa carrosserie en plastique ABS conçue par le Comte Roland de La Poype (pilote de chasse et héros de la seconde guerre mondiale avant de devenir pionnier de l’industrie plastique). La Méhari est un patchwork de Citroën : chassis, roues, phares, essuie-glaces et freins à main de Dyane, moteur bicylindre (602 cm3 et 29ch) et boite d’Ami 6, volant de 2 CV… Au final, c’est un concept fort (simplicité, versatilité), un design unique, et surtout une voiture qui vous donne le sourire même à 50 km/h !

Méhari Club de France : http://www.mehariclubdefrance.com

 

Fiat 500

Fiat 500

FIAT 500 (1957 – 1975)

Le « pot de yaourt » de 297 cm de long pour 132 cm de haut et de large est l’icône de l’Italie des années 60. Le succès est un peu mou au lancement en juillet 1957, car l’équipement est minimaliste et le bicylindre de 479 cm3 est jugé trop poussif, bien qu’il n’ait que 470 kg à mouvoir… Il faut dire que ce moteur développe 13ch seulement, soit moins qu’une petite moto 125 cm3 d’aujourd’hui ! Fiat et son directeur du projet l’ingénieur Dante Giacosa réagissent vite et proposent des modèles mieux équipés et plus puissants (de 15 à 21ch suivant les époques et versions). De quoi atteindre la vitesse vertigineuse de 100 km/h ! Succès énorme en Italie mais aussi un peu partout en Europe : 4,2 millions d’exemplaires (dont 300.000 breaks « Giardiniera ») seront produits en 18 ans de carrière. Le son du bicylindre à l’arrière et le caractère de minipropulsion, les 4 places dans moins de 3 mètres et cette bouille d’enfer : comptez 8.000 à 10.000€ pour faire surgir la Dolce Vita !

Club Fiat 500 : http://www.club-fiat-500.com

Club Fiat de France : http://clubfiatdefrance.free.fr

 Cliquez ici pour voir les 5 suivantes du TOP 20 !




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