Roadsters

SEPT ROADSTERS COOL À MOINS DE 10.000€

Vous êtes égoïste et vous aimez le vent ? Vous n’avez pas le compte en banque (ni la coupe de cheveux) de Donald Trump ? Voici 7 roadsters qui vous décoifferont sans vous ruiner.

Qu’ils soient collector, youngtimer ou d’occasion, ils se font plutôt rares les roadsters cool prêts à vous décoiffer pour moins de 10.000€. Il faut dire que le genre plait, car il apporte des sensations fraiches dans notre monde aseptisé, sans avoir besoin de dépasser les limites.

Alfa_Romeo_Spider

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ALFA ROMEO SPIDER (1966 – 1993)

Basé sur le chassis de la berline Giulia 105 et oeuvre de Battista Pininfarina, le Spider Alfa s’est vendu à 126.000 exemplaires sur 4 générations et 28 ans de carrière. Les 3 premières générations ont d’ailleurs été produites au sein de l’usine du carrossier. La 1ère série, déclinée en « Duetto » (1966 – 1967) puis « Coda Longa » (1968 – 1970) est rare et chère, recherchée notamment pour le design en « os de seiche » de son coffre. Produite de 1970 à 1982, la 2ème série « Coda Tronca » se reconnaît à son arrière tronqué, plus moderne et sportif. Elle propose au fil des années plusieurs motorisations : 1750, puis 2000, 1600 et 1300. La 3ème génération « Aerodinamica » (1983 – 1990) est défigurée par le plastique et le caoutchouc, tandis que la 4ème (1990 – 1993) renoue avec un physique agréable. Bref, les seuls Spider vraiment sous les 10.000€ étant de 3ème génération, je serais tenté d’exploser le budget vers 12.000€ en cherchant dans deux directions :

  • Esprit vintage : un « Coda Tronca » 1300 Junior (1971 – 1977). Aaah, le son de ce petit moteur de 89ch gavé par deux carburateurs double corps…
  • Esprit youngtimer : un Spider de dernière génération, le 2.0i (1990 – 1993). Il n’a certes pas tout à fait le même charme rétro, mais présente davantage de confort moderne et un moteur plus puissant (126ch, puis 120ch avec le catalyseur en 1992).

Quelle que soit la version choisie, un Spider c’est le bonheur de conduire le dernier roadster Alfa à propulsion. Sa tenue de route n’est pas très précise mais pour la balade, c’est parfait !

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AUDI TT ROADSTER (2000 – 2006)

Lorsque la première génération du coupé Audi TT (en référence au Tourist Trophy sur l’Ile de Man) est présentée en 1998, elle fait sensation : son design (que l’on doit au Catalan Jorge Diez) est si pur et engagé qu’on le prend pour un concept-car ! Même si l’effet de surprise est passé, le roadster lancé début 2000 est tout aussi incroyable. Gros succès pour les deux modèles qui seront produits à 270.000 exemplaires. D’abord propulsé par le 4 cylindres en ligne 1.8 Turbo à 5 soupapes par cylindre (180ch et 225ch en Quattro), le TT s’enrichit en 2002 d’une version d’entrée de gamme (150ch, et 163ch en fin de carrière) puis en 2004 d’une version haut de gamme V6 3.2 (250ch) inaugurant l’innovante et très efficace boite à double embrayage DSG. Toutes les versions sauf le V6 se trouvent facilement entre 6.000 et 10.000€. Il n’y a pas de mauvais choix, elles sont toutes fiables et performantes. Bien sûr, plus c’est puissant plus ça pousse ! Mon choix se porterait donc sur une « 225ch ». Elle permet de bénéficier de la sécurité du système Quattro « Haldex » (transmission intégrale non permanente). Même si la bête est alourdie de 175kg par rapport à une « 180ch » traction, les performances sont au rendez-vous : 237km/h et 6,9 secondes de 0 à 100. Cela dit, j’ai vu sur le site « LaCentrale » un beau roadster 3.2 V6 Quattro DSG de 2006 à 9.990€… Un futur collector aujourd’hui au creux de la vague !

BMW_Z3

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BMW Z3 (1996 – 2002)

Si l’Audi TT est avant tout un coupé décliné en roadster, c’est tout le contraire pour le BMW Z3. C’est un roadster duquel on a extrapolé un coupé très original, dans un esprit break de chasse deux places. Mais revenons au roadster. La finition n’est pas au niveau de l’Audi mais avec son look à la « Tex Avery » (du designer japonais Joji Nagashima), le Z3 a connu un grand succès : 300.000 exemplaires produits par l’usine BMW de Spartanburg en Caroline du Sud. En tant que propulsion des années 90, le Z3 est un roadster amusant à mener. À condition toutefois d’oublier les motorisations 1.8 de 115ch et 1.9 de 118ch, un peu justes. Le 1.9 de 140ch est un bon choix mais avec 10.000€ on peut viser le mythique 6 cylindres BMW. Les 2.0 (150ch) et 2.2 (170ch) séduisent par leur sonorité et leur douceur. Le 2.8 (192, puis 193ch) est fabuleux tandis que le 3.0 (231ch) est hors budget. Vous avez compris ? Avec 10.000€, je cherche un 2.8 !

Fiat-Barchetta

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FIAT BARCHETTA (1995 – 2005)

On a tendance à oublier la Fiat Barchetta, pourtant produite à 57.000 exemplaires pendant onze ans à Turin. 21 ans après son lancement, sa ligne toute en sensualité due aux designers Alessandro Cavazza et Andreas Zapatinas n’a pas pris une ride. Tout comme la Fiat Coupé, elle repose sur la plateforme de la Fiat Punto de 1993. Sans être sportive, sa tenue de route est très saine lui permet d’exploiter en toute tranquillité son pétillant 1.8 16V de 130ch (200km/h et un 0 à 100 en 9 secondes). C’est une voiture fiable et assurément un très bon choix pour un budget de 5.000€ environ.

Mazda_MX-5

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MAZDA MX-5 NA (1990 – 1998)

La superbe 4ème génération vient d’être lancée, plébicitée par la presse et distinguée par de nombreux prix. Il faut dire qu’avec près d’un million d’exemplaires vendus sur 3 générations, la Mazda MX-5 est devenue un mythe, pulvérisant le record précédemment tenu par la MGB (350.000 ventes en 18 ans de carrière). Le projet de la première MX-5 (code NA) est né d’une idée de Bob Hall, ancien journaliste devenu PR manager de Mazda US, idée sublimée par Tom Matano, le directeur du bureau de design californien de la marque. Lorsque la MX-5 débarque il y a 26 ans, le marché des roadsters est à l’agonie. La mode n’est-elle plus aux découvrables ? La « Miata » va prouver qu’il n’en est rien et que le problème venait plutôt de la faiblesse de l’offre. Car la petite star d’Hiroshima a tout compris : design d’une grande pureté (tout en rondeurs mais pas fade) évoquant les gloires britanniques des années 60 (Lotus Elan, MGB, Triumph Spitfire), plaisir de conduite, fiabilité et tarif raisonnable… Justement, si vous souhaitez acquérir une MX-5 de première génération, il est facile de se repérer dans la gamme. Une seule version de 1989 à 1993, recherchée pour la vivacité de son moteur 1.6 de 115ch (environ 6.000€). En 1994, les sièges sont redessinés et deux motorisations sont proposées. Le 1.6 est dégonflé à 90ch pour proposer une entrée de gamme à prix attractif. Moins performante, elle est aussi moins recherchée aujourd’hui (environ 4.000€). Un nouveau 1.8 de 130ch est introduit. Nettement plus cher et donc moins vendu à l’époque, il est plus rare et se négocie autour de 8.000€. Une chose est sûre : quelle que soit la version choisie, le plaisir de conduire une belle petite propulsion cheveux au vent sera au rendez-vous ! La Mazda MX-5 fait partie de mon TOP 20 des autos du 20ème siècle, à découvrir ici : TOP 20 AUTO.

Mercedes-SLK

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MERCEDES SLK R170 (1996 – 2004)

Si je ne suis pas fan des toits rigides (la plupart des coupés-cabriolets sont laids !), je fais une exception pour celui qui a lancé la mode voici 20 ans. Car la finesse de sa ligne et notamment de son toit rigide (qui s’escamote en 23 secondes) tranche avec la lourdeur habituelle des CC. On doit son design intemporel au talenteux Mura Günak, alors jeune designer dans l’équipe de Bruno Sacco. A l’intérieur, le design un peu sévère (mais qui du coup vieillit bien) est parfois réhaussé par des couleurs vives (rouge ou bleu). La tenue de route est rassurante, très neutre à défaut d’être amusante. En « mode cabriolet », le coffre est vraiment petit (145dm3) mais avec le toit en place il passe à 350dm3, ce qui permet de partir sereinement en vacances ! Gros succès de vente (311.000), le SLK se décline en 4 cylindres (le 2.0 de 136ch, les 2.0 et 2.3 à compresseur de 163 et 193ch), puis également en V6 3.2 (218ch) à partir du restylage en 2000. Si le V6 est puissant et mélodieux, on le trouve rarement en bel état sous les 10.000€. Avec 8.000 à 9.000€, vous pouvez trouver un beau SLK 230 K dont les performances sont dignes d’une sportive (240km/h et 7,2 secondes de 0 à 100).

MG_TF

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MG TF (2002 – 2005)

La MG TF est une évolution de la MG F commercialisée à 77.000 exemplaires de 1996 à 2002. Le dernier roadster produit à Longbridge (près de Birmingham) connaitra un beau succès d’estime, avec près de de 40.000 exemplaires produits en 3 ans de carrière, de 2002 à 2005. Le restyling profond signé Peter Stevens virilise habilement la jolie ligne tout en rondeur et un peu « girly » de la MG F. Un côté viril que l’on retrouve au volant : en abandonnant la suspension Hydragas, la MG TF est devenue plus efficace et plus rigide. Elle délivre des sensations brutes tout en restant civilisée. Avec son moteur en position centrale, la tenue de route de cette propulsion est à la fois très saine et joyeuse lorsque l’on accélère le rythme… ça passe très vite en virage, jusqu’au moment où ça ne passe plus ! Mais la direction, légère et très directe, reste communicative. Les rapports sont courts et on a plaisir à manier le levier en aluminium, sur lequel on se brûle la main si on a laissé la MG au soleil ! En fait, bien qu’elle soit de conception récente, la MG TF est une auto qui se conduit : on sent vraiment les réactions et transferts de masse générés par l’action sur le volant et les pédales. Un plaisir, en balade comme en conduite soutenue. Le moteur Rover série K (comme sur certaines Caterham et sur les premières Lotus Elise, trop chères pour figurer dans cet article) est fiable et linéaire. Il se décline en 1.6 de 115ch et 1.8 de 120ch avec la boite automatique « stepspeed » à variateur, très bien pour la balade. Les versions à privilégier : le best-seller TF 135 (136ch) est parfait et se trouve facilement entre 5.000 et 8.000€. Mais pour ceux qui aiment le sport, la plus rare TF 160 (160ch) peut se trouver à 10.000€. Avec ses suspensions sport et son système VVC (calage variable de la distribution), elle délivre de belles sensations : à partir de +/- 4500tr/mn, ça pousse plutôt fort avec un son métallique particulièrement jouissif (0 à 100 en 7 secondes, 220km/h).

Vous l’aurez peut-être compris, je ne suis pas complètement objectif à propos de MG. J’ai dirigé le marketing et la communication de MG Rover France de 2000 à 2005 et à ce titre, j’ai eu la chance de parcourir quelques dizaines de milliers de kilomètres au volant des MG TF 135 et 160… Cela ne s’oublie pas !

Une MG TF 160 Vintage Racing, superbe série limitée à 30 exemplaires conçue par MG Rover France !

Une exclusive MG TF 160 Vintage Racing, superbe série limitée à 30 exemplaires conçue par MG Rover France fin 2004 !

 




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