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RENAULT SCENIC 4, LA TAILLE DES ROUES

Avec la 4ème génération de Scenic, le pionnier du monospace compact renouvelle le segment grâce à quelques astuces et une innovation… Décryptage.

Si depuis quelques années, les segments se multiplient et se chevauchent, une chose est sûre : les monospaces n’ont plus la cote. L’Espace de cinquième génération est devenu un crossover. Les grands monospaces ont presque tous été remplacés par des SUV ou par les versions longues des monospaces compact. Ou encore, pour les clients ayant vraiment besoin de beaucoup d’espace, par des versions « vépéisées » de véhicules utilitaires.

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Le segment des monospaces compact est lui-même attaqué par les SUV de milieu de gamme (comme le Nissan Qashqai par exemple), moins pratiques mais plus valorisants. Si la plupart des constructeurs ont réagit en lançant des SUV compacts, PSA a proposé avec un certain succès une offre alternative : Peugeot avec un 3008 reprenant quelques codes des SUV et Citroën avec le nouveau C4 Picasso, qui a démontré qu’un monospace compact pouvait présenter une ligne dynamique.

Renault-Scenic-avant

« Le segment a été mis sous pression au point que nous devons réinventer le Scénic ou le laisser mourir » (Laurens van den Acker, directeur du design Renault).

Le Scenic 4 reprend la belle idée de pare-brise tryptique du monospace Citroën mais pousse plus loin le concept et devient un crossover presque sportif, à même de séduire les fans de SUV. Le « tour de force » résumé en six points forts :

  1. Une garde au sol fortement réhaussée
  2. Un porte-à-faux arrière réduit au minimum
  3. Des lignes tendues remontant vers l’arrière
  4. Un toit dessiné « d’un trait » plongeant sur un capot court
  5. Une carrosserie bicolore (toit noir)
  6. Et le « coup de génie » : des roues surdimensionnées.

Renault-Scenic

Résultat : bien qu’étant plus long que le Scénic 3, le Scénic 4 dégage une étonnante impression de compacité, de dynamisme et de force. A tel point qu’à côté de ce nouveau Scénic, un Kadjar semble presque frêle, un peu mou et moins qualitatif… Le design intérieur et les technologies embarquées étant également de très bon niveau, on peut se poser la question : que reste-t-il au Kadjar ?!

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Cette réussite esthétique doit beaucoup au format inédit des roues qui équiperont toutes les versions. Des jantes de très grande taille (20 pouces) chaussées de pneumatiques relativement étroits à flancs hauts : 195/55 R20. Jusqu’alors, seul BMW a proposé ce type de monte, mais sur un modèle très spécifique, la i3 (155/70 R19). Cette proposition unique sur le marché des véhicules de grande série présente un triple avantage :

  • Esthétique : passages de roues « remplis », impression de compacité et de force
  • Dynamique : confort préservé
  • Rationnel : une seule offre simplifie le sourcing et permet d’optimiser le réglage du chassis.

Renault-Scenic-4-roues

On peut d’ailleurs se demander pourquoi aucun constructeur ne propose ce format, en particulier sur le segment des SUV. Avec des jantes de 19 ou 20 pouces, les SUV sont aujourd’hui chaussés comme des sportives, avec des pneus taille basse (35 ou 45) qui présentent à mon sens de nombreux inconvénients :

  • Une esthétique incohérente avec « l’esprit SUV »
  • Des passages de roues parfois mal remplis
  • Une dégradation significative du confort
  • Une multiplication de pneus crevés pour un trottoir frôlé !
  • Et le comble : une impossibilité de rouler en tout chemin…

Mystère, mystère… Mais je ne doute pas que la proposition innovante de Renault sera suivie de près par la concurrence !




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